Photo : Pierre Yves Salique

La virtuosité de James Carter fait de lui le chef de file d’une génération. Son jeu nomade affirme le droit à une liberté de circulation entre les sons et les époques. « Je ne cherche pas à brouiller les pistes mais je refuse, proclame-t-il, de me laisser enfermer dans une image ». L’impossibilité de classifier un artiste, c’est le secret de sa longévité. Quant à sa technique, dire qu’elle est phénoménale est un euphémisme. Justesse, précision, vitesse, tout y est.

Apprenti saxophoniste à l’âge de onze ans, il étudie les leçons du trompettiste Marcus Belgrave, tourne avec Wynton Marsalis à dix-sept, et rejoint Lester Bowie deux ans plus tard, en 1988.

En 1993, il publie un premier album qui fait sensation, « JC on the Set ». Les trois albums suivants : « Jurassic Classics », les ballades de « The Real Quiet Storm » (1994) ainsi que « Conversin’ with the Elders », sorti en 1995, sont consacrés à la relecture du vaste répertoire de ses aînés.

A partir de 1998, James diversifie son champ d’action : « In Carterian Fashion » convoite une tendance soul jazz et « Chasin’ the Gypsy » rend hommage au maître Django Reinhardt, où participe sa cousine Regina Carter, violoniste de jazz.

Trois ans plus tard, il s’intéresse à Billie Holiday avec « Gardenias for Lady Day », tandis que « Layin’ the Cut », sorti en 2000 est furieusement funky. Deux enregistrements live suivent: le magique « Live at Baker’s Keyboard Lounge », enregistré en 2004 puis « Out of Nowhere », capté en 2005.

James Carter est également un musicien très demandé et participe ainsi aux albums du Lincoln Center Jazz Orchestra et de Cyrus Chestnut, Frank Lowe, Julius Hemphill, Ronald Shannon Jackson, ou encore de Madeleine Peyroux.

En 2008, « Present Tense », produit par Michael Cuscuna, revisite à sa façon quelques classiques. L’année suivante, le live « Heaven on Earth » réunit avec lui le claviériste John Medeski, le bassiste Christian McBride, le guitariste Adam Rogers, ainsi que la batteur Joey Baron. C’est une nouvelle réussite mise au profit du saxophoniste aussi surdoué que boulimique.

James Carter retrouve en 2011 son Organ Trio qu’il forme avec Gerard Gibbs (orgue) et Alex White (batterie) et avec qui il se produit depuis 2004, donnant un portrait de la scène jazz de Détroit, à la fois ancrée dans ses racines et tournée vers l’avenir.

Musiciens :
James CARTER : Saxophone
Gerard GIBBS : Orgue
Alex WHITE : Batterie

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VENDREDI 20 NOVEMBRE À 20H30
OPÉRA DE LIMOGES

Tarif plein : 28€
Tarif réduit : 24€

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