Photo : Maxime Ruiz

Eric Séva grandit dans une famille où la musique est omniprésente. Il commence à cinq ans par la flûte à bec puis le saxophone à onze ans. A partir de seize ans il mène de front une double formation: au sein de l’orchestre familial le week-end, et à l’Ecole normale de musique de Paris sous la direction de Pierre Petit pendant la semaine. Il en sort avec une licence supérieure de concertiste de saxophone et un diplôme supérieur de musique de chambre.

Mais la vocation d’Eric Séva, ce sera le Jazz et l’improvisation. Un goût façonné par les rencontres qui ont jalonnées son parcours, à commencer par celle avec Cabu. Voisin et ami de la famille, il conduira Eric vers le Jazz au sortir de l’école, et Jean Cabu sera ainsi son« catalyseur artistique », assemblant chez Eric tous les éléments qui allaient être déterminants par la suite.

Si les musiques improvisées sont sa priorité créative, ainsi que l’illustre son séjour au sein de l’Orchestre National de Jazz de 2005 à 2008, il n’a jamais renoncé au plaisir de la découverte en participant à l’enregistrement de plus d’une centaine d’albums porteurs de signatures aussi diverses que Didier Lockwood, Thomas Fersen, David Krakauer, Céline Dion, Henri Salvador, Michel Legrand, Sylvain Luc, ou encore Zaz avec laquelle il effectuait récemment le tour du monde.

Première manifestation d’une liberté souhaitée, l’album « Folklores imaginaires » lui permet en 2005 d’aborder la composition de la même façon que l’improvisation, au rythme de la danse intérieure qui l’anime. Le recueil « Espaces croisés », célébré par toute la profession, prend le relais quatre ans plus tard.

Les projets se sont enchaînés depuis : « Danse avec Bartók », « Confluence », « Nomade sonore » (2015) dont chaque note raconte le besoin d’itinérance de son créateur ; « Body & Blues » (2017), une conversation avec le blues, par-delà les cultures, avec la voix de Harrison Kennedy, membre original du groupe de soul « Chairmen of the Board ».

Cette rencontre fertile pousse aujourd’hui Éric au dépouillement apparent de Tree O, son dernier projet en date réalisé en collaboration avec le claviériste Christophe Cravero et le batteur/percussionniste Zaza Desiderio. Par son approche mélodique, ce travail ouvre la voie à « Mother of Pearl », un croisement entre son saxophone baryton et l’accordéon de Daniel Mille.

À l’image du rêve, la musique d’Éric Séva est un condensé d’imaginaire qui autorise ce partenaire essentiel qu’est le public à voyager librement dans son sillage. Il se produira pour la première fois en solo sur un festival de jazz, avec ce métissage culturel et ce bonheur constamment renouvelé.

Musicien :
Éric SÉVA  : saxophone

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VENDREDI 27 NOVEMBRE À 6H45
IF

TARIF CONCERT + PETIT DÉJEUNER : 18 €

PLACES LIMITÉES – RESERVATION CONSEILLÉE – Tel. 06 30 09 28 55 / 06 38 67 22 91

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