Photo : DR

Écrivain, journaliste, traducteur, conférencier, auteur de BD et compositeur de jazz. Né au Kosovo, il a vécu successivement en France et en Espagne.

Auteur de romans graphiques publiés par Futuropolis, Dupuis, Dargaud, Soleil etc, et primé à Toulouse (Brique d’or), Bruxelles (Cognito) ou Rome (Prix spécial du jury), il évoque dans ses albums son pays natal. « La dernière image » (Noctambule, 2012) est une analyse des médias d’information en situation d’après-­guerre. Le roman graphique « Retour au Kosovo » (dessiné par l’Argentin Jorge González), est une relation de la période d’après-­‐guerre au Kosovo, de l’entrée des troupes de l’OTAN jusqu’à la dissolution de la guérilla de l’UÇK (Armée de la libération du Kosovo).

Gani Jakupi aborde la musique de manière intuitive. Ses constructions harmoniques dérogent souvent aux « règles académiques », mais leur logique interne ne manque pas d’embarquer l’auditeur dans un voyage à travers des paysages sonores aux couleurs tantôt chatoyantes, tantôt d’un chromatisme réduit à des variations délicates. En contrepoint de l’habituel « thème » basé sur les riffs montées comme des pièces de lego, facile à assimiler par les musiciens et encore plus facile à oublier par le publique, Jakupi privilégie un retour en force à la mélodie. Celle qui émeut, qui intrigue, qui donne envie de chanter.

Pour Jakupi, le jazz n’est qu’un point de rencontre de divers langages musicaux. Un terrain idéal pour développer un discours qui se nourrit de l’échange entre des artistes latino-américains, balkaniques et orientaux. Le premier projet, Aldea (2012), est porté par 17 interprètes, provenant de quasiment autant de pays et cultures différentes. La cohérence d’un tel assemblage exige des arrangements minutieux, et la direction d’enregistrements donne du fil à retordre à Jakupi. C’est pourquoi il attend le projet suivant, Kismet (2014), avant de s’y engager aussi comme interprète. Sa guitare se voit entourer d’une trompette, un bandonéon, un violoncelle, une contrebasse et une batterie, constituant ainsi le noyau dur des GaniJakupi Connections.

Musiciens :
Gani Jakupi (Guitare électro acoustique), Raynald Colom (Trompette), Cèlia Torres (Violoncelle), Jordi Gaspar (Contrebasse), Roger Blàvia (Batterie)

sitefacebooktwitter

Samedi 18 novembre 2017 à 15h00 à la BFM Centrale - Limoges

CONCERT GRATUIT